Thaïlande Jour 2 : les temples

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La journée commence par un réveil difficile, on aurait bien continué à dormir encore un peu 🤣. Après un coucher à 1h du matin et un lever à 8h, la nuit était clairement trop courte. On part chercher de quoi se réveiller au 7-Eleven pour le petit-déjeuner. J’y prends un matcha, et honnêtement, il était incroyablement bon, difficile à croire venant d’un simple combini.

Retour à l’hôtel pour se préparer avant de partir visiter le Grand Palais de Bangkok. Pour s’y rendre, on prend un Grab (l’Uber asiatique), qui nous coûte seulement 3,50€ à quatre pour environ 10 minutes de trajet, vraiment pas cher. Léo, de son côté, opte pour un scooter Grab.

Une fois sur place, on prend nos billets d’entrée pour le palais, à 500 baht (environ 13€) par personne. Ce billet donne accès à plusieurs zones du Grand Palais ainsi qu’au musée du tissu situé juste à côté.

Le Grand Palais est l’un des sites les plus emblématiques de Bangkok : ancienne résidence officielle des rois de Thaïlande depuis 1782, il abrite aussi le Wat Phra Kaew, le temple du Bouddha d’Émeraude, considéré comme le sanctuaire le plus sacré du pays. L’ensemble impressionne par ses toits dorés, ses stupas étincelants et ses détails ornementés à perte de vue, un mélange assez unique d’architecture royale et religieuse thaïlandaise. Le site attire chaque année des millions de visiteurs, ce qui en fait aussi l’un des lieux les plus fréquentés du pays, mieux vaut donc s’armer de patience et éviter les heures les plus chaudes de la journée pour la visite.

C’était vraiment magnifique, comme vous pouvez le voir sur les photos. Au cœur du palais se trouve un temple royal, là où rois et reines venaient prier, mais les photos y sont malheureusement interdites. En son centre trône un Bouddha fait de jade : il s’agit en fait du fameux Bouddha d’Émeraude (Phra Kaew Morakot), la statue la plus vénérée de tout le royaume, taillée dans un seul bloc de jade vert et haute d’à peine 66 cm, mais perchée sur un autel doré si imposant qu’elle en paraît bien plus grande. Détail amusant : la statue possède trois tenues différentes selon les saisons (chaude, des pluies, froide), que le roi en personne vient changer lors d’une cérémonie officielle à chaque changement de saison, une tradition qui perdure depuis des siècles.

Après le Grand Palais, direction le musée du tissu juste à côté. On y retrouve les différents styles d’habits traditionnels selon les époques de la Thaïlande, ainsi que des tenues ayant appartenu à la reine de Thaïlande. Ce musée, officiellement nommé Queen Sirikit Museum of Textiles, retrace l’histoire du tissage et du costume thaïlandais à travers les siècles, avec un focus particulier sur les techniques traditionnelles de soie thaï, un savoir-faire que la reine Sirikit elle-même a œuvré à préserver et promouvoir à partir des années 1970, à une époque où cet artisanat était en déclin. On y découvre notamment des pièces portées lors de cérémonies royales, brodées avec une précision impressionnante, un joli contraste après la démesure dorée du Grand Palais.

Comme pour l’aquarium d’Osaka, où il y avait ces petits tampons bleus (si vous vous souvenez), évidemment, on s’est fait tatouer 🤣.

Une fois sortis, il est 10h30 et il nous reste pas mal de temps au programme, alors on décide de se rendre au Wat Pho, le temple qu’on n’avait pas eu le temps de faire la veille. Avant d’y arriver, on fait une pause boisson, la chaleur est encore bien présente aujourd’hui.

Smoothie de fruit de la passion

On s’arrête dans un marché couvert, avec différents stands de nourriture mais aussi de vêtements, l’occasion de faire une pause à l’ombre avant de reprendre la route vers le temple.

Une fois nos smoothies terminés, Léo et Colin, eux, enchaînent avec un pad thaï avant de repartir à l’hôtel, complètement épuisés. Logique : la veille au soir, c’était la finale de la Coupe du Monde, et ils étaient retournés jusqu’à Khao San Road pour regarder le match, de 2h à 5h du matin. De quoi expliquer la fatigue.

De notre côté, avec Elliot et Lorine, on continue la visite direction le Wat Pho

L’entrée du Wat Pho coûte 300 baht (7,50€) et le site est vraiment magnifique. À l’intérieur, on trouve une profusion de fleurs, de statues dans des poses de yoga, des centaines de Bouddhas, et surtout l’immense Bouddha couché qui fait toute la réputation du lieu.

Cette statue dorée impressionne par ses dimensions : 46 mètres de long et 15 mètres de haut, représentant Bouddha au moment d’atteindre le nirvana. Ses pieds, incrustés de nacre, illustrent à eux seuls 108 symboles sacrés du bouddhisme. 

Pendant la visite, on tombe sur le salon de massage du temple, celui-là même que j’avais repéré sur internet comme l’un des plus réputés de Bangkok. Impossible de laisser passer l’occasion : on se lance directement dans un massage des pieds. Le tarif est plus élevé que la moyenne, 340 baht contre 150 habituellement pour 30 minutes, mais clairement justifié : nos pieds ressortent complètement détendus après la séance, un vrai bol d’air comparé au massage plus musclé qu’on avait testé la veille près du Golden Mount.

Ce sont des personnes âgées qui s’occupent du massage, mais quelle force dans les mains, vraiment bluffant pour leur âge. Rien d’étonnant en réalité : le Wat Pho est considéré comme le berceau historique du massage thaï traditionnel. Une école de médecine et de massage y a été fondée au 19e siècle par le roi Rama III, qui a fait graver sur les murs du temple des textes et diagrammes détaillant les techniques de guérison traditionnelles, une sorte d’encyclopédie médicale à ciel ouvert. Cette école existe toujours aujourd’hui et continue de former des masseurs selon ces méthodes ancestrales, ce qui explique la réputation quasi légendaire du lieu.

Après ce délicieux massage, retour au marché où nous avions déjeuné plus tôt. Cette fois, je craque pour un bol de tom yum noodle soup. La vendeuse me demande si je veux piquant ou pas, je réponds un petit peu, et franchement ça a largement suffi. Résultat : délicieux du début à la fin, mais avec la bouche en feu sur la dernière cuillère.

Après ce repas, on prend un petit bateau pour traverser la rivière et rejoindre le Wat Arun. La traversée ne coûte que 5,5 baht, donc ça va, difficile de faire plus léger sur le budget 🤣.

Une fois sortis du bateau de l’autre côté, on se fait littéralement aborder par une bonne huitaine de filles avec des pancartes, nous proposant de nous habiller en tenue traditionnelle pour la visite du temple. On décline poliment et on passe notre chemin, mais elles sont plutôt insistantes, un peu relou sur le coup.

Une fois à l’intérieur, le constat est sans appel : le temple est envahi de touristes chinois et coréens en tenue traditionnelle, chacun avec son photographe attitré qui les fait poser sous toutes les coutures. À la base, ça ne me dérange pas du tout, mais ils sont littéralement partout dans le temple, impossible de prendre une photo ou même de simplement profiter du lieu sans risquer de gâcher la photo de quelqu’un, peu importe où on se place. Pour couronner le tout, le temple en lui-même n’a pas grand-chose d’exceptionnel comparé aux deux qu’on avait visités la veille au matin.

Le cumul de tout ça nous pousse à écourter la visite. Une fois dehors, on prend un Grab pour rentrer rapidement à l’hôtel. On se pose environ 1h30, le temps de prendre une douche, avant de repartir pour le Rajadamnern Stadium, le plus grand stade de boxe de la Thaïlande .

Nos billets avaient été réservés en amont sur Trip.com. Une fois sur place, il suffit de passer au guichet pour récupérer les vrais tickets, puis de s’installer. On arrive avec une heure d’avance, histoire d’être sûrs d’avoir de bonnes places.

Les combats démarrent à 21h, et franchement, la salle est impressionnante : plein d’effets de lumière, le ring trônant au centre, et des combattants complètement déchaînés sur le ring. Le Rajadamnern Stadium, fondé en 1945, est l’un des temples de la boxe thaïlandaise (Muay Thaï), aux côtés du Lumpinee Stadium, les deux enceintes les plus prestigieuses du pays, où se produisent régulièrement les meilleurs combattants de la discipline. Bonne ambiance avec les spectateurs, et des combats franchement impressionnants, dont deux terminés par KO.

C’était vraiment top : bonne ambiance avec les spectateurs, et des combats franchement impressionnants. Une fois les combats terminés, on rentre à l’hôtel après être passés chercher de quoi manger. La soirée se termine tranquillement, à table, autour de quelques parties de cartes.

Sur ce Bonne nuit tout le monde ! 😴

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