Bali jour 16 : deuxième jour de plongée

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Réveil à 6h30 comme la veille, petit-déjeuner puis direction la navette. Petit bisou à Lolo qui doit rester à l’hôtel, incapable de plonger. Vraiment dégoûté pour elle. Une fois au centre, on s’équipe et on vérifie soi-même son matériel avant de repartir en mer.

Cette fois, la visibilité est encore pire que la veille, avec de grosses vagues à affronter pour entrer dans l’eau. Il me reste encore quelques exercices en mer à valider pour ma formation, notamment des scénarios de sauvetage. Une fois les exercices terminés, on profite malgré tout de la plongée : même avec une visibilité réduite, on voit tout de même un beau et imposant calamar.

La plongée se corse davantage avec un courant de face particulièrement puissant, qui nous fait consommer l’oxygène bien plus vite que prévu. À la sortie, il ne me reste plus que 15 bars, contre 190 bars au départ. En comparaison, la veille j’étais ressorti avec 50 bars restants pour une plongée de 38 minutes, cette fois, la plongée n’aura duré que 28 minutes.

Après cette première plongée compliquée, on change de lieu pour rejoindre l’épave du bateau, avec une certaine hâte, mais aussi un peu de stress en voyant la taille des vagues à l’entrée et à la sortie de l’eau. Il faut s’imaginer marcher sur de gros galets glissants, chargé de tout son équipement (dont la bouteille d’oxygène, qui pèse à elle seule 13 kg), tandis que les vagues, atteignant en moyenne 1,5 mètre de haut, menacent à chaque instant de nous faire chavirer et de projeter des cailloux contre les pieds. Une vraie épreuve physique avant même de commencer à plonger.

Après un petit encas pour reprendre des forces, on s’équipe à nouveau et on part affronter cette mer agitée, direction l’épave qui repose juste en dessous.

L’histoire de cette épave remonte à la Seconde Guerre mondiale : le navire, un cargo militaire américain, transportait des marchandises quand il a été torpillé par un sous-marin japonais en janvier 1942, alors qu’il naviguait dans le détroit de Lombok. L’équipage a tenté de le remorquer jusqu’au port le plus proche, mais son état s’aggravant, le navire a finalement été échoué volontairement sur la plage de Tulamben, tout près d’Amed, pour sauver la cargaison.

Il est resté hors de l’eau pendant plus de 20 ans, jusqu’en 1963, quand l’éruption du Mont Agung a provoqué des secousses suffisamment fortes pour faire glisser l’épave, longue de 120 mètres, jusque dans l’océan. Elle repose aujourd’hui entre 5 et 30 mètres de profondeur environ, ce qui en fait un site parfait pour nous, qui descendons jusqu’à 18 mètres 😋

Durant la plongée, l’eau n’était pas des plus claires, avec une visibilité limitée à environ 5 mètres, mais largement suffisante pour admirer cette épave et toute la biodiversité qui l’entoure. On a même pu pénétrer à l’intérieur du navire, presque un décor tout droit sorti de Titanic ou de Pirates des Caraïbes.

Côté faune, pas de gros poissons cette fois, plutôt une multitude de petits spécimens se cachant dans les anémones et les coraux. Petit bémol en revanche, j’ai consommé mon air un peu trop vite. Nous sommes descendus jusqu’à 18 mètres pour une plongée de 31 minutes. Il va falloir que je stabilise ma respiration et que je gagne en fluidité dans mes mouvements.

Après une sortie de l’eau tout aussi compliquée que l’entrée, nous repartons vers le centre pour manger, l’appétit bien aiguisé. De mon côté, je craque pour un bon croque-monsieur 😋.

Après une petite heure de pause, on repart vers l’épave du Liberty. Cette fois, la visibilité semble nettement meilleure sous l’eau, même si les vagues, elles, restent toujours aussi présentes 😅. Et effectivement, la différence est flagrante, avec au moins 20 mètres de visibilité, permettant d’admirer des sections bien plus importantes de l’épave. On croise même une tortue en plein repas, ainsi que des poissons-scorpions, des poissons-feuilles et bien d’autres espèces.

Cette fois, bien meilleure gestion de l’air, je ressors avec 50 bars restants pour 38 minutes de plongée, parfait. Une fois sortis de l’eau, notre instructeur nous montre les photos prises pendant la session et valide officiellement notre certification Open Water, trop bien ! Ça aurait été encore meilleur si Lolo avait pu la faire avec nous 🥺.

Après avoir dit au revoir à tout le monde, je reprends la navette pour l’hôtel, où je récupère mes affaires et Lolo pour partir vers Denpasar, rejoindre Colin et Léo, installés depuis la veille dans une villa gigantesque. Le trajet prend normalement 3 heures, mais mieux vaut compter 4 heures en réalité.

A Denpasar, on galère un peu à trouver l’adresse exacte, notre chauffeur ne parlant pas vraiment anglais. Effectivement, la villa est immense : 6 chambres, 5 douches, une piscine, pour seulement quatre personnes, dont un couple 🤣. Pourquoi si grand ? Simplement parce que ce n’était pas cher, et qu’on ignorait totalement qu’il y aurait autant de chambres. A la base, on devait même être cinq 🤣.

Sur place, on commande un KFC, toujours un plaisir! On est carrément choqués par la taille des morceaux de poulet, littéralement aussi gros qu’une main. Impossible de tout terminer, on finit par en donner à un petit chat venu traîner devant notre porte.

Après le repas, petite baignade dans la piscine avant d’aller se coucher, car demain, hélas, direction l’aéroport pour reprendre l’avion vers Bangkok, avant de repartir pour la France le surlendemain. Sur ce, bonne nuit 💤.

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