Aujourd’hui, cap sur Singapour. Réveil à 2h30 du matin pour quitter l’appartement vers 3h15. Notre vol décolle à 6h45, on est large, mais toujours mieux que de le rater de justesse. On prend un Grab pour rejoindre l’aéroport.
Sur la route, on essuie une averse digne d’un pays tropical, un vrai rideau d’eau ! Heureusement, notre chauffeur évite l’aquaplaning. Pas mal d’éclairs viennent aussi zébrer le ciel, de quoi légèrement nous inquiéter pour la suite du vol, surtout qu’il s’agit cette fois d’un avion à hélices.
Une fois à l’aéroport, retour au classique : attente, douane, embarquement. Mais cette fois, grande première pour moi : je monte dans un avion tellement petit que ma tête touche le plafond.




Le décollage est un peu brusque, mais l’atterrissage se fait nickel. On arrive tout de même à dormir un peu pendant le vol (45 min max).
Une fois arrivés à Singapour, il pleut encore ! Pas terrible pour la journée visiblement. On prend un Grab, car on n’atterrit pas à l’aéroport principal de Singapour mais dans un plus petit.
Notre hôtel se situe dans le quartier de Little India, où la population est majoritairement d’origine indienne. Le quartier regorge de restaurants et de bâtiments en construction un peu partout. Notre vision de Singapour évolue déjà pas mal à ce stade.
Dans un deuxième Grab pour rejoindre l’hôtel, le chauffeur nous livre quelques infos étonnantes sur le quotidien des Singapouriens. Le mètre carré coûte environ 12 000€, un prix totalement hors de portée pour la majorité des habitants, ce qui a poussé le gouvernement à construire des logements sociaux abordables, mais situés plus loin du centre-ville. Même constat côté voiture : posséder un véhicule relève presque du parcours du combattant, il faut d’abord obtenir un certificat coûtant environ 50 000€, avant même de pouvoir acheter la voiture elle-même, dont le modèle le plus abordable tourne autour de 100 000€. Un système assez surréaliste, clairement pas accessible à tout le monde.
On termine la découverte de notre quartier plutôt rapidement, avec un petit-déjeuner à la française pour clore la balade.






Après le petit-déjeuner, on prend le métro direction le Merlion et le quartier central, la partie futuriste de Singapour. Petite précision : il pleut toujours des cordes.
Une fois sur place, on retrouve enfin l’image qu’on s’était faite de Singapour dans nos têtes : des hôtels de luxe, de grands buildings, des sièges de banque et de courtage, ainsi que le célèbre Gardens by the Bay, qu’on aperçoit au loin, malgré le temps maussade.








Après avoir pris pas mal de photos (vraiment beaucoup de photos), on part vers l’île marina Bay. À ses pieds se trouve un centre commercial regroupant les plus grandes marques de luxe, avec des boutiques gigantesques, ainsi que des restaurants de tous types, adaptés à une clientèle richissime, les prix s’en ressentent forcément. Une simple pizza margherita affiche 25€.









On visite les deux boutiques les plus connues de ce centre commercial, aussi bien pour leurs produits que pour leur architecture originale, Louis Vuitton et Apple. La boutique Apple prend la forme d’une sphère flottant au-dessus de l’eau, tandis que celle de Louis Vuitton ressemble à une construction tout en miroirs.
Il est maintenant 15h et nous avons faim. Vu les prix pratiqués dans le coin, on se dirige vers Gardens by the Bay dans l’espoir de trouver un McDo, plus abordable. Oui, je sais c’est nul mais il n’y a pas vraiment de spécialité culinaire propre à Singapour, et c’était clairement l’option la moins chère du secteur. On mourait littéralement de faim, n’ayant mangé qu’un petit-déjeuner à 9h.

Après déjà 20 000 pas au compteur, nous repartons pour découvrir les deux zones payantes du jardin, le Flower Dome et le Cloud Forest. On pensait initialement n’en avoir que pour 20 minutes chacune, mais en réalité, la visite est bien plus longue que prévu (environs 2 heures) mais c’est vraiment magnifique.
Cloud forest










Flower dome










Après ça, on patiente dans le jardin, car à 19h45 a lieu le spectacle de lumière sur les fameux arbres géants, les Supertrees. Beaucoup de monde s’y presse, mieux vaut donc arriver en avance pour dénicher une bonne place, mais l’option de s’allonger directement par terre sous les grands arbres fonctionne très bien aussi.




Le spectacle était vraiment magnifique, je le conseille clairement à tous ceux qui iraient à Singapour. On reprend le métro pour rentrer à l’hôtel, avec un petit passage à la supérette pour manger, puis un coucher de bonne heure. Sauf que tout ne se passe pas exactement comme prévu.
Une fois à l’hôtel, les gars et moi ne remarquons rien de particulier dans la chambre et filons directement sous la douche. Mais Lolo, elle, découvre plusieurs petits insectes morts. À notre retour, on en trouve d’autres, vivants cette fois, directement dans le lit. On contacte aussitôt la réception pour signaler ce qu’on soupçonnait déjà : des punaises de lit.



L’hôtel propose simplement de nettoyer la chambre, mais on refuse net et demande à changer de chambre. Sauf qu’il n’y en a plus de disponible. On finit par avoir le manager au téléphone pour réclamer un remboursement, mais la réservation étant passée par une plateforme tierce en plus de Booking, rien n’est aussi simple. Grosse galère à 22h, alors que le vol pour Bali est prévu le lendemain, et qu’on se retrouve du coup sans hôtel pour la nuit.
On regarde d’autres hôtels dans le coin, mais tout est hors de prix. On décide finalement de se rendre directement à l’aéroport pour s’installer sur des fauteuils. Sauf qu’on ne peut pas encore déposer les valises, et qu’on est bien trop en avance pour le check-in prévu à 6h30. On se met donc à errer dans l’aéroport, épuisés au possible, sachant qu’on s’était levés à 2h30 du matin et qu’on avait déjà dépassé les 25 000 pas dans la journée.
On finit par arriver dans la zone la plus emblématique de l’aéroport de Singapour, celle de la grande cascade intérieure (le Rain Vortex du Jewel Changi). Malheureusement elle ne se met en marche qu’à partir de 10h, impossible donc de la voir en action. Autour, on repère plusieurs bancs en gradins de granite et on décide d’en faire notre camp de fortune pour la nuit. La roche est dure, un petit métro aérien passe juste au-dessus de nos têtes, mais la zone reste calme, faiblement éclairée, avec même une petite musique douce en fond, presque parfait pour essayer de dormir un peu.



Je vais vous laisser sur ce moment rocambolesque et vous dire à demain, en espérant que tout ira mieux à partir de là. Bonne nuit à tous, et profitez bien de votre bon lit en lisant ces lignes et j’espère au passage qu’il n’y a pas de punaises dedans 😋.

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