Aujourd’hui, réveil à 8h après une bonne nuit de repos bien méritée. On se prépare tranquillement, on remplit nos gourdes (toujours pratique avec la chaleur 😅), puis on descend prendre le petit déjeuner.
Ce matin, on quitte le centre animé de Rome pour aller explorer un coin plus nature : le Parco dell’Appia Antica et la vallée de la Caffarella.
Pour y aller, il faut prendre un bus — environ 40 minutes de trajet — mais on est prêts pour l’aventure !



Une fois arrivés là-bas, on commence une petite promenade sous le beau soleil romain — qui tape fort, comme toujours 😅.
Heureusement, on avait pensé à mettre de la crème solaire avant de partir, donc pas de souci de ce côté-là.






Une fois notre petite balade terminée, nous arrivons enfin aux catacombes de Saint-Sébastien, où se trouvent sa tombe ainsi que la basilique du même nom.
Ces catacombes sont parmi les plus anciennes de Rome. Elles remontent aux environs de l’an 50, mais la majorité des tombes chrétiennes à l’intérieur datent plutôt des années 300 à 600.
À l’intérieur, on trouve aussi une ancienne nécropole païenne (pré-chrétienne), construite vers l’an 100, qui n’a jamais été restaurée — ce qui la rend encore plus impressionnante par son état de conservation exceptionnel.



Hélas, il était interdit de prendre des photos durant la visite, mais le lieu est vraiment magnifique et très émouvant.
On y apprend l’histoire de Saint Sébastien, un soldat romain converti au christianisme, qui a été martyrisé pour sa foi. Son tombeau se trouve dans la basilique au-dessus des catacombes.
On y découvre aussi l’origine du mot “catacombes”. Le terme vient du latin “cata” (près de) et “combes” (carrière). En effet, ces premières catacombes de Rome ont été creusées à proximité d’une ancienne carrière de pierre.
À l’époque, les chrétiens enterraient leurs morts là-bas, et ils disaient qu’ils allaient « ad catacumbas », c’est-à-dire “près de la carrière” — d’où le nom qui s’est ensuite généralisé pour désigner toutes les nécropoles souterraines romaines.




À l’époque de Saint Sébastien, l’Empire romain était polythéiste, et la population vénérait les dieux romains. Sébastien, lui, était né dans une famille chrétienne, à une époque où le christianisme était encore interdit et persécuté. Malgré cela, il réussit à monter en grade dans l’armée romaine, jusqu’à devenir commandant de la garde des archers de l’empereur.
Mais un jour, sa foi chrétienne fut découverte. Il fut alors trahi et condamné à mort. Ironie cruelle : ce sont ses propres soldats qui reçurent l’ordre de l’exécuter à coups de flèches. Miraculeusement, il survécut à cette exécution et fut soigné par une femme chrétienne, parfois décrite dans certaines versions comme une noble romaine ou une reine chrétienne en fuite.
Une fois guéri, il ne prit pas la fuite — au contraire : il retourna affronter l’empereur pour tenter de le raisonner et de défendre sa foi. Mais cela échoua. Cette fois, il fut battu à mort, puis jeté dans les égouts de Rome, où il mourut définitivement. Son corps fut ensuite retrouvé par des fidèles et enterré dans les catacombes, qui porteront plus tard son nom.
Au fil des siècles, les fidèles chrétiens en pèlerinage à Rome commencèrent à passer par ces catacombes pour prier devant sa tombe, puis dans la basilique Saint-Sébastien, érigée à cet endroit.
Après avoir terminé la visite des catacombes, nous avons décidé de nous poser un peu. Rien de mieux qu’un petit cappuccino en terrasse, au soleil, pour reprendre des forces après cette visite pleine d’histoire et d’émotions. C’était calme, agréable… un vrai moment de pause dans ce voyage intense.

Nous sommes ensuite repartis en direction des prochaines catacombes, situées non loin de là. Malheureusement, celles-ci n’ouvraient qu’à 14 heures, donc nous avions un peu de temps devant nous.
On en a profité pour acheter quelque chose à manger, puis on s’est installé tranquillement dans l’herbe, allongés sous le soleil, à l’ombre des arbres.
C’était un moment de repos bien mérité, au calme, dans un cadre naturel, loin du bruit de la ville. On savourait autant notre repas que la tranquillité du lieu.



À 14h30, c’est enfin l’heure de notre visite des deuxièmes catacombes. Comme pour celles de Saint-Sébastien, les photos sont interdites, ce qui est un peu frustrant, mais ça permet aussi de profiter pleinement du moment.
Ces catacombes ont été utilisées entre environ l’an 150 après J.-C. et l’an 500. Ce qui impressionne le plus, c’est le nombre incroyable de personnes enterrées ici : plus de 500 000 ! C’est immense, surtout comparé aux catacombes de Saint-Sébastien, beaucoup plus petites.
La disposition intérieure est aussi très différente :
Les premières galeries ont été creusées en hauteur, mais une fois l’espace saturé, les ouvriers ont commencé à creuser vers le bas. Résultat : certaines galeries atteignent plus de 8 mètres de hauteur, avec des rangées de tombes superposées sur plusieurs niveaux, à perte de vue.

Après cette visite, nous sommes repartis en direction du centre de Rome pour aller visiter le monument Vittorio Emmanuel II, également surnommé l’Autel de la Patrie (Altare della Patria) ou encore la machine à écrire. Ce gigantesque édifice en marbre blanc est dédié au premier roi de l’Italie unifiée, Victor Emmanuel II, et il impressionne vraiment par sa taille et sa symétrie. On y trouve aussi la tombe du Soldat inconnu, gardée en permanence par des militaires.
Juste à côté du monument, nous avons découvert une église accessible par un grand escalier. La montée est un peu fatigante, mais la vue en haut et la beauté de l’église en valent largement la peine. L’église est calme, avec de belles fresques et une atmosphère paisible — un vrai contraste avec l’agitation autour du monument.




De chaque côté du monument Vittorio Emanuele II, on trouve deux fontaines monumentales, toutes deux impressionnantes par leur taille et leur décoration.
À gauche, se trouve la Fontaine de l’Adriatique, représentant une figure féminine symbolisant la mer Adriatique. À droite, c’est la Fontaine de la mer Tyrrhénienne, elle aussi personnifiée.
Ces deux fontaines symbolisent les deux mers qui bordent l’Italie, et elles s’intègrent parfaitement à l’architecture grandiose du monument. Elles sont souvent un lieu où les visiteurs s’arrêtent pour prendre des photos ou simplement profiter de l’ombre et de la fraîcheur.

Le bâtiment en lui-même est vraiment immense : il mesure environ 135 mètres de large et s’élève à 70 mètres de hauteur.





À l’intérieur, se trouve un musée dédié à l’histoire militaire italienne, où l’on peut admirer de nombreux drapeaux italiens ainsi que des statues représentant des héros et des scènes de guerre. Ce musée retrace les différentes campagnes militaires de l’Italie et rend hommage aux soldats qui ont servi le pays.





On y trouve aussi l’encre et la plume qui ont servi à signer l’armistice de 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale. Ces objets historiques sont précieux et symbolisent un moment clé de l’histoire italienne et mondiale.


Avec nos billets, nous pouvons également accéder au sommet du bâtiment grâce à un ascenseur.





Après avoir visité ce magnifique bâtiment, notre billet nous permet également d’accéder à un musée situé juste à côté. Ce musée est vraiment très joli, avec de nombreuses petites statues en bronze ou en terre cuite, ainsi que des armures et des armes décorées.











Après cette visite dans ce très joli musée, nous partons à la recherche d’une glace. Nous trouvons un glacier très bien noté, 4,9 étoiles, et on comprend vite pourquoi : les glaces étaient vraiment fabuleuses, avec des saveurs incroyables.



Après ce bon rafraîchissement, nous rentrons à l’hôtel pour nous reposer un petit peu avant l’apéro et le repas.
Pour l’apéro, on est descendus au bar de l’hôtel, surtout qu’on avait deux coupons gratuits pour des boissons. Une bonne occasion pour se poser un peu avant le dîner !

Après ce bon cocktail bien chargé, on est partis pour la toute première pizzeria qu’on avait repérée à notre arrivée. Les prix sont vraiment abordables. J’ai pris une pizza, Lorine a choisi des pâtes, et franchement, la pizza était délicieuse, parfaite même !
Malheureusement, les pâtes étaient beaucoup, beaucoup, beaucoup trop salées, à tel point que Lorine est tombée malade pendant le repas 😅.




Après ce repas un peu désagréable, nous sommes rentrés à l’hôtel pour aller dormir.


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