Aujourd’hui, réveil à 7h ! Après nous être préparés, nous sommes partis avec toutes nos valises direction le magasin de location Nissan, situé à côté de l’aéroport d’Haneda. Une fois sur place, nous avons récupéré la voiture que nous avions réservée : une Nissan Kicks hybride.


Avec notre carosse, nous avons mis le cap sur la montagne solitaire, le Mont Fuji. C’est la figure la plus emblématique du Japon et la plus connue à l’international.
Avant de louer une voiture au Japon, il y a une petite particularité à connaître : votre permis de conduire international ne suffit pas ! Il est impératif de faire réaliser une traduction officielle de votre permis pour pouvoir conduire légalement.
Pour notre part, nous avons opté pour un site internet en lien avec une agence japonaise qui a permis de traduire notre permis avant même notre arrivée au Japon. Mais attention, vous ne pouvez obtenir le document final qu’une fois sur place. Vous recevez un code deux jours avant votre départ, et vous l’imprimez ensuite dans un konbini. Ce code n’est valable qu’une semaine, ce qui vous laisse amplement le temps de l’imprimer une fois sur le sol japonais.
Le coût de cette opération est d’environ 60 €. C’est un peu plus cher que de le faire sur place directement, mais le gain de temps est considérable et ça évite bien des tracas. Pour 5 € de plus, ça vaut vraiment le coup !
Nous avons emprunté le périphérique de Tokyo, qui se situe en hauteur, avec de grands ponts qui surplombent toute la ville. Cela nous a permis de découvrir Tokyo sous un tout nouveau jour, avec des vues impressionnantes.
Par contre, il faut faire très attention, car il est assez difficile de s’y retrouver avec le GPS (que ce soit Waze, Plans ou Google Maps). Les sorties ne sont pas toujours très visibles sur le GPS, et lorsque vous passez sous un pont ou dans un tunnel, le GPS perd votre position. Cela nous est arrivé à cinq reprises pendant le voyage, ce qui nous a fait perdre une bonne demi-heure, voire une heure à chaque fois ! Il est difficile de faire demi-tour sur ces voies, c’est comme une autoroute.


Ah oui, un détail crucial pour la conduite au Japon : le poste de conduite est à droite et il faut rouler à gauche ! Ça demande effectivement un petit temps d’adaptation, surtout au début.



Comme vous pouvez le voir, le ciel est très, très nuageux. On commence à penser qu’on ne verra pas le Mont Fuji aujourd’hui 😭. Mais bon, il faut garder un peu d’espoir !
Une fois arrivés dans la ville, nous pouvions regarder à notre gauche pour voir enfin le Mont Fuji ! Enfin…

Nous sommes enfin arrivés à l’hôtel pour déposer nos valises. Il n’était que midi, alors que le « check-in » n’était qu’à 15h.


Après toutes ces découvertes, l’estomac commençait à crier famine. J’ai lancé le GPS à la recherche d’un bon endroit pour manger. Mais là, petite mésaventure : Elliot s’est trompé de voie à la dernière minute, et impossible de faire demi-tour sur ces « tangentielles » japonaises. Résultat : une quinzaine de minutes de perdues, ce qui, sur le coup, était un peu frustrant.
Mais comme souvent, le hasard fait bien les choses ! Ce détour forcé nous a menés à un restaurant de ramen que j’avais repéré et qui était incroyablement bien noté. Le Fuji ramen restaurant. De l’extérieur, il ne payait pas de mine et n’était vraiment pas cher. Mais alors, une fois en bouche… c’était le ramen le plus incroyable que j’aie jamais mangé, au Japon ou ailleurs !
Cerise sur le gâteau : ce petit trésor culinaire se trouvait pile à l’endroit du temple avec la pagode offrant une vue spectaculaire sur le Mont Fuji. Que demander de plus ?





Le monsieur qui gère cette petite enseigne était vraiment gentil et généreux avec les portions. Si vous y allez, j’espère que vous aimez les bouillons bien gras ! En tout cas, si vous passez au Mont Fuji, foncez-y, je vous le garantis, vous ne serez pas déçus.
Pour ma part, j’ai pris un ramen au homard, avec un homard japonais entier (plus petit que nos homards français, mais un homard quand même !) pour seulement 2000 yens (environ 12€) 🤤. Les gars, eux, ont opté pour un ramen « large », similaire au mien mais sans le homard et avec plus de viande.


Une fois mon repas terminé, en attendant les autres, je regardais les montagnes par la fenêtre. C’est alors que j’ai vu deux personnes prendre en photo un endroit que je ne pouvais pas distinguer. Intrigué, je suis sorti pour découvrir que, miracle, un petit bout du sommet du Mont Fuji était enfin visible !
J’ai pu admirer le pied et le sommet, et j’étais vraiment très content car, vu les nuages présents toute la journée, je n’y aurais jamais cru. Une belle surprise qui a rendu cette journée encore plus mémorable !



Après avoir savouré cette apparition inespérée du Mont Fuji, j’ai retrouvé ma motivation ! Une fois le délicieux repas payé, nous sommes partis gravir les escaliers sur la petite colline qui nous menait au point de vue de la pagode. C’était l’occasion rêvée d’admirer ce panorama emblématique.


De loin, ça n’y paraît pas, mais il y a vraiment beaucoup de marches, plus de 200, je dirais ! Il faut donc être un peu sportif, mais avec quelques pauses, l’ascension se fait largement. Et l’effort est largement récompensé une fois en haut !
Une fois arrivés sur le point de vue, il y avait pas mal de monde, même si on ne voyait pas le Mont Fuji à ce moment-là. Je n’ose même pas imaginer la foule s’il faisait grand ciel bleu !



J’ai quand même voulu prendre la même photo que celle originale, mais bon, moi, c’est version météo moche et nuageuse 😭..
Après avoir profité de cette vue assez jolie de la ville, nous sommes redescendus à la voiture pour partir voir le lac de Kawaguchi-ko. Normalement, on a une super vue sur le Mont Fuji depuis là-bas et on peut faire du vélo tout autour, mais là, avec le temps… bon…





Après ce petit tour, nous sommes rentrés à l’hôtel pour découvrir notre chambre. Elle est vraiment très grande, avec trois lits simples plutôt spacieux. Mais le clou du spectacle, c’est la vue sur le Mont Fuji ! Bon, il est toujours nuageux, mais on le voit quand même 😍😭.



Nous nous sommes posés tranquillement dans nos lits, profitant de ce moment de repos en admirant notre très belle vue. Et plus le temps passait, plus la montagne se dévoilait à nous.




Ce n’était pas encore la vue parfaite, mais cette montagne timide apparaissait de plus en plus ! Nous étions très contents, même si les nuages, rapides, la recouvraient vite.
Nous avons ensuite décidé de tester le onsen de l’hôtel, situé au 7ème étage. Pour ceux qui ne connaissent pas, un onsen est un grand bain public japonais à haute température. Celui-ci était à 43 degrés, parfait pour moi ! Le principe est simple : on se met entièrement nu, on se douche dans des petites douches assises, puis on entre dans le grand bain. Après y être resté un certain temps, on sort, mais on se relave car on a beaucoup transpiré.
Nous y sommes allés et c’était vraiment très agréable. Mais surtout, nous avions une vue sur le Mont Fuji ! Et à un moment, en regardant à travers la grande baie vitrée, nous avons pu l’apercevoir presque sans nuage 😍. C’était un moment magique et inattendu.


Après avoir terminé le onsen, nous sommes redescendus dans notre chambre pour prendre des photos. Et c’est finalement à ce moment précis que nous l’avons vu : le Mont Fuji sans nuage ! Une beauté magnifique pour une montagne comme celle-ci. Et comme nous sommes en mai, il restait encore de la neige de l’hiver sur son sommet. C’était la vue que nous attendions tant !

Un souvenir inoubliable, cette journée ! On n’avait presque aucun espoir de le voir, mais il nous a fait l’honneur d’apparaître devant nous. Après avoir profité de cette vue pendant une bonne heure.… nous commencions à avoir faim et avons décidé d’acheter à manger au Lawson, mais pas n’importe lequel : le Lawson le plus connu du Japon, celui avec une vue imprenable sur le Mont Fuji juste derrière lui ! J’étais même habillé en yukata pour l’occasion, espérant immortaliser ce moment.
Mais hélas, la montagne a recommencé à se cacher pile au moment où nous sommes arrivés. Un peu décevant après l’avoir vu si clairement, mais c’est aussi ça le Mont Fuji, il est capricieux !

Après être rentrés à l’hôtel avec notre repas, nous l’avons savouré tranquillement dans la chambre en regardant un film qui passait à la télévision japonaise. C’était la conclusion parfaite pour une journée riche en émotions et en apparitions (fugaces !) du Mont Fuji.
Après ce bon repas, nous avons enchaîné avec une partie de Mario Kart. Elliot est parti dormir vers 22h, mais moi, j’ai décidé de retourner au onsen avant de me coucher. En plus, il pleuvait quand j’y suis allée, ce qui a rendu l’expérience assez magique : la chaleur à 43 degrés du bain contrastant avec les gouttes d’eau fraîche sur la tête, le tout avec une vue nocturne sur la ville.
À 23h, à la fermeture du onsen, je suis retourné dans ma chambre. Les deux autres zigotos dormaient déjà profondément. Je me suis posé dans mon lit, casque sur les oreilles et musique à fond, pour écrire ce blog, tout en regardant par la fenêtre cette très belle vue de la ville illuminée.
Sur cette image depuis ma fenêtre, alors que j’écris ces lignes, je vous dis bonne nuit tout le monde.



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