Jour 8 : Temples et magasins

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Aujourd’hui, l’aube s’est levée très tôt pour nous ! Réveil à 5h tapantes, prêts à quitter l’hôtel dès 5h30. Pour ma part, j’ai opté pour porter toute la journée mon magnifique yukata, parfait pour capturer la beauté et la sérénité du temple que nous nous apprêtons à visiter. Imagine l’atmosphère paisible de ce lieu sacré, sublimée par les couleurs de mon yukata… Je suis impatient de prendre de superbes photos !

Bon, d’accord, j’ai gardé les basquettes aux pieds, mais vu le nombre de pas prévus aujourd’hui, c’est préférable.

La journée a véritablement commencé en douceur à bord du train, qui nous a déposés directement au pied de l’impressionnant sanctuaire Fushimi Inari Taisha. Avant de nous lancer dans l’ascension et le passage par les milliers de torii (portiques vermillon), une escale s’imposait ! Nous avons fait un rapide crochet par un petit Lawson. C’était l’occasion parfaite de faire le plein : une bonne dose de café pour affronter la journée, une indispensable bouteille d’eau, et bien sûr, un délicieux melonpan, cette brioche japonaise légèrement sucrée et croustillante sur le dessus, un vrai régal pour le petit-déjeuner.

Après nos emplettes, nous avons repris notre route jusqu’à tomber sur le tout premier torii, cette immense porte rouge emblématique. Et ce n’était clairement pas la dernière !

Torii

Nous avons continué notre ascension, traversant torii après torii, jusqu’à arriver enfin au cœur du sanctuaire Fushimi Inari Taisha.

Le sanctuaire est vraiment magnifique. Le rouge éclatant des torii est omniprésent, sublimé par de superbes dorures et des sculptures d’une grande finesse. Si on s’y rend très tôt le matin, on peut vraiment ressentir la sérénité unique de ce lieu sacré. L’atmosphère y est incroyable.

On a trouvé la carte du sanctuaire… et elle est très, très, très traître ! Les distances entre chaque point ne sont absolument pas proportionnelles. Attention aux surprises !

C’est grâce à cette carte (aussi trompeuse soit-elle !) que nous nous sommes dirigés vers le sommet du sanctuaire. J’ai oublié de préciser que Fushimi Inari Taisha est situé sur une grande colline à l’est de Kyoto. On s’apprêtait donc à une belle ascension !

On a commencé par quelques marches pour se mettre en jambe, avant de tomber sur un tunnel de torii absolument magnifique. Quatre personnes prenaient des photos, alors on a décidé de faire de même ! C’était le cliché parfait.

Après cette petite pause photo, nous avons repris notre montée. Au final, ce sont plus de 50 minutes d’ascension avec une multitude de marches, un vrai défi ! Mais le spectacle est magnifique : on traverse un nombre incroyable de torii, ce qui rend la marche unique.

Sur le chemin, on découvre des stèles intrigantes. Appelées « o-tsuka », ce ne sont pas des tombes, mais des offrandes votives (des objets déposés dans un lieu sacré). Elles symbolisent la gratitude ou des demandes à Inari, la divinité du riz et des récoltes. Ces stèles sont souvent offertes pour un souhait ou en reconnaissance de prières exaucées.

En montant, on croise plusieurs petits temples, tous entourés de ces o-tsuka. Ces petits sanctuaires sont vraiment mignons, et on remarque facilement la différence entre ceux du bas, à l’air libre, et ceux nichés dans la forêt humide vers le sommet. Ces derniers sont recouverts de mousse, ce qui leur donne une atmosphère très particulière. Le décor m’a fait penser plusieurs fois aux films de Ghibli, c’était magique !

À un croisement, nous avons pris un chemin moins fréquenté et sommes tombés sur une forêt de bambous inattendue. C’était vraiment joli et paisible. Seul bémol : des gens avaient gravé des choses sur les bambous, ce qui est dommage.

Nous avons continué à grimper jusqu’à atteindre enfin une zone dégagée en retrouvant le chemin principal. La récompense était là : une vue imprenable sur tout Kyoto s’offrait à nous ! Le panorama était incroyable.

À cette étape, nous avions déjà 20 bonnes minutes de montée dans les jambes. Un panneau nous a alors indiqué que nous étions bien avancés, mais qu’il restait encore 40 minutes jusqu’au sommet. Il précisait aussi un détail important : plus de poubelles ni de toilettes au-delà de ce point, il fallait faire attention !

Quand on a vu ce panneau, on s’est dit qu’on n’avait en fait pas du tout avancé ! 🤣🤣.

Après cette étape, nous avons encore affronté de nombreuses marches et traversé une multitude de torii pour enfin atteindre le « sommet ». En fait, le sommet n’est pas vraiment un pic spectaculaire, mais plutôt un petit temple similaire à ceux que l’on a vus plus bas. Mais ce que je retiens d’intéressant dans ce grand sanctuaire, ce n’est pas tant le sommet en lui-même – la « destination » – mais bien le chemin à parcourir. Ce parcours est vraiment magnifique, avec tous ces torii, ces forêts luxuriantes et ces petits temples dispersés partout. L’expérience est dans la montée.

Après la descente de Fushimi Inari, nous avons mis le cap sur le quartier de Gion, le cœur historique et traditionnel de Kyoto.

Gion est réputé pour être le quartier des geishas et des cérémonies du thé. On y trouve de nombreux petits restaurants traditionnels, souvent très bien notés, mais aussi assez chers, reflétant la qualité du service. L’architecture est magnifique, avec des bâtiments en bois très anciens et de charmants cours d’eau qui serpentent le long des rues. C’est un vrai plaisir pour les yeux !

Si vous voulez profiter de Gion sans la foule, le secret est d’y aller entre 8h et 9h du matin. À cette heure-là, le quartier est paisible et presque vide. Par contre, dès 10h, c’est une toute autre histoire : les bus scolaires et les groupes de touristes commencent à affluer vers le parking de la rue la plus célèbre du quartier, et Gion se remplit très vite.

Le quartier de Gion est situé à l’est de Kyoto, aux abords d’une forêt. C’est d’ailleurs près de cette forêt que se trouve le deuxième temple le plus connu de Kyoto : le Kiyomizu-dera.

Ce temple est particulièrement célèbre pour sa beauté incroyable durant la saison des cerisiers en fleurs (au printemps) ou lorsque les feuilles des arbres d’automne se parent de couleurs flamboyantes. À ces périodes, le temple est tout simplement spectaculaire et fleuri de mille feux ! Ce ne sera pas pour nous malheureusement, surtout qu’il fait gris aujourd’hui.

Pour atteindre le Kiyomizu-dera, nous avons emprunté la rue la plus célèbre de Kyoto. Elle est souvent bondée, mais son charme est indéniable : on y admire une magnifique pagode en bois qui se dresse au loin. Le spectacle est superbe, même avec la foule !

Dans cette rue, on trouve de très belles boutiques de souvenirs de toutes sortes. C’est vrai que les prix peuvent être un peu élevés, mais la qualité est souvent au rendez-vous.

L’entrée du temple est très belle, avec un rouge éclatant et de magnifiques dorures. Mais si on continue un peu plus loin, on découvre le temple principal, une structure en bois splendide. On voit bien qu’il est ancien, mais il est incroyablement bien conservé.

En continuant le chemin un peu plus loin, on peut se diriger vers la pagode qui se dresse en face.

Après avoir terminé la visite de ce sanctuaire, nous sommes repartis par la même rue, puis nous nous sommes aventurés dans de petites ruelles où se cachaient des temples très mignons.

Une fois de retour au centre de Kyoto, nous avons décidé de déjeuner dans un restaurant de ramen que notre hôtel nous avait recommandé. Et effectivement, c’était délicieux ! Même s’il est très connu, nous n’avons pas eu beaucoup d’attente, ce qui était une bonne surprise.

Leur système est assez particulier et très efficace : on commande sur une machine à l’entrée, puis on s’installe à une place libre. Chaque siège est en fait une petite case individuelle, séparée des autres par des cloisons. Devant nous, un petit volet permettait au personnel de nous servir sans que nous puissions les voir, ni eux nous voir. C’est vraiment ingénieux, surtout pour les personnes timides !

C’était vraiment un régal ! En fait, après avoir commandé sur la machine, on pouvait choisir exactement la forme et la composition de notre ramen : plus ou moins gras, plus ou moins pimenté, avec des nouilles molles ou dures, plus d’ail, et plein d’autres options. Une personnalisation totale !

Après ce délicieux repas, nous sommes partis à la recherche de souvenirs. Nous avons trouvé tout ce que nous voulions dans les rues marchandes Gokumachi-street et Fuyacho-dori Street. Il y avait du matcha, des mangas, des vêtements pour Elliot et Léo chez Zara, des baguettes et bien d’autres choses encore ! Ces rues sont très pratiques car on y trouve de tout, à quelques pas les unes des autres.

Après notre session shopping, nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous reposer un peu avant de ressortir dîner. Ce soir-là, nous avons testé une autre recommandation de l’hôtel : un restaurant spécialisé dans le udon (sortes de pates) et le soja. Et c’était vraiment délicieux !

De l’extérieur, le restaurant était un peu caché : des tissus pendaient devant l’entrée et la porte était fermée. Mais en fait, il suffisait de pousser pour y entrer. C’est assez courant à Kyoto de trouver ce type d’établissements discrets, presque secrets, qui ne s’ouvrent qu’aux curieux. Une belle découverte !

Le repas était vraiment excellent ! Léo et moi avons même goûté un saké de Kyoto, pas très alcoolisé mais avec un goût prononcé et distinctif.

Après ce dîner, nous sommes vite rentrés à l’hôtel. J’avais un entretien avec une RH de Thales, et il s’est heureusement bien déroulé. Pendant ce temps, Léo et Elliot en ont profité pour se balader et sont rentrés juste après.

Nous avons ensuite préparé nos affaires pour le lendemain. Le réveil va sonner à 6h, une nouvelle journée chargée nous attend. Sur ce, bonne nuit !

Une réponse à « Jour 8 : Temples et magasins »

  1. Avatar de Adam
    Adam

    Oscar, tu es vraiment magnifique dans ton grand yukata qui te va à ravir ❣👍👍👍

    … et tes photos et commentaires très intéressants 👏

    Bonne continuation, heureuse de te voir si bien profiter de ce voyage exceptionnel 🤗

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