Jour 5 : Osaka

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Aujourd’hui, le réveil a été un peu difficile. Nous avions prévu de nous lever à 8h, mais nous nous sommes finalement levés à 9h. Après nous être préparés, nous avons pris le métro direction le sanctuaire de Shitennoji pour cette matinée.

Une fois arrivés, nous avons été époustouflés par la beauté du lieu. C’est vraiment magnifique et incroyable ! L’atmosphère y est très particulière et le site est absolument splendide.

Plan du sanctuaire

Nous avons commencé notre exploration par la partie gauche du complexe. C’est là que nous avons découvert un vaste cimetière et un temple tout aussi incroyable. À l’intérieur de ce temple, nous avons été particulièrement impressionnés par un très grand Bouddha debout et de nombreuses statues détaillées. Malheureusement, je n’ai pas pu prendre de photos de l’intérieur, car c’est souvent interdit pour préserver la quiétude des lieux et le respect des divinités.

Notre balade s’est poursuivie à travers cette grande enceinte, toujours aussi belle. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le grand temple central, entouré de ses petits temples annexes. L’ensemble crée une harmonie architecturale impressionnante, invitant à la contemplation.

Pour accéder à la zone centrale de ce grand temple (souvent appelée le Chushin Garan, comprenant le Kondo et la pagode), il faut prévoir un droit d’entrée. Nous avons payé 500 yens, ce qui équivaut à environ 3 € (le taux de conversion peut varier légèrement). Et sincèrement, ça en vaut vraiment le coup ! À mon avis, l’expérience ici est même plus impressionnante que celle du temple d’Asakusa à Tokyo.

Au cœur de cette zone payante, deux bâtiments principaux se distinguent et sont absolument à ne pas manquer :

  1. La Pagode à Cinq Étages : C’est un édifice majestueux que l’on peut visiter et même monter jusqu’au sommet ! Chaque étage offre une perspective différente et l’opportunité de contempler l’architecture de près. Ce qui rend cette pagode encore plus unique, c’est son histoire : elle aurait été créée par le Prince Shotoku lui-même, figure emblématique du bouddhisme japonais. La légende raconte que des reliques du Bouddha, notamment des mèches de ses cheveux, furent placées comme fondation. Bien que la pagode ait été détruite et reconstruite à de nombreuses reprises au fil des siècles (la version actuelle datant de 1959), ces précieuses mèches de Bouddha auraient été conservées dans une cloche dorée, transmettant ainsi leur sacré à travers les âges.
  2. Le Hall Principal (Kondo) : Ce temple abrite trois statues de Bouddha différentes, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. L’ambiance y était particulièrement sacrée lors de notre visite : à 11h20, nous avons eu la chance d’assister à un moment privilégié où trois moines étaient en pleine prière. Un instant de recueillement inoubliable qui ajoute à la magie du lieu.

Après avoir exploré le cœur du complexe, nous avons terminé notre découverte en nous dirigeant vers le côté droit du sanctuaire. Cette partie abrite également de petits temples annexes, chacun avec son propre charme et sa propre histoire, offrant des recoins paisibles à explorer.

Notre visite s’est achevée devant les imposantes statues des deux gardiens du sanctuaire, souvent appelés Niō. Ces figures musculaires et expressives, généralement placées à l’entrée des temples bouddhistes, sont censées protéger les lieux des mauvais esprits. Le Shitennoji est un site vraiment complet et riche en découvertes, un incontournable à Osaka !

Pour visiter l’ensemble de la zone du sanctuaire, prévoyez environ 2h. Si vous souhaitez prendre votre temps, écouter les audio-guides disponibles aux différents temples, et vous imprégner pleinement de l’atmosphère, je vous conseille de compter plutôt 3h.

Après avoir pleinement profité de la sérénité du sanctuaire Shitennoji, nous avons repris notre route en direction de la zone la plus centrale d’Osaka. Mais en chemin, une halte imprévue s’est avérée être une excellente idée : nous nous sommes arrêtés à un Book Off. Pour ceux qui ne connaissent pas, Book Off est une chaîne de magasins de seconde main où l’on peut trouver de tout, des vêtements aux jeux vidéo en passant par… les mangas ! Et c’est exactement ce que nous cherchions. Nous avons déniché quelques mangas en japonais, parfaits pour rapporter de très bons souvenirs de notre voyage.

La matinée étant bien remplie, la faim commençait à se faire sentir. Il était déjà 12h30, et nos estomacs criaient famine ! Nous avons donc entrepris une recherche de restaurant. C’est alors que nous avons découvert une petite pépite : un restaurant de quartier, sans prétention mais vraiment excellent et très bien noté sur les sites de recommandation. Seul petit bémol : il fallait prévoir du liquide, car seul le paiement en espèces (cash only) était accepté. Mais l’expérience culinaire en valait largement la peine !

Le repas fut vraiment très bon et amplement suffisant pour nous donner l’énergie nécessaire pour la suite de la journée. Une fois rassasiés après ce délicieux déjeuner, nous avons repris notre route, direction le marché que nous avions prévu de visiter.

Sur le chemin du marché, nous avons eu une agréable surprise en tombant sur un supermarché ! Intrigués, nous avons décidé d’y jeter un œil, car jusqu’à présent, nous n’avions fréquenté que les konbini (supérettes ouvertes 24h/24). Et quelle découverte ! Les prix y sont beaucoup moins chers qu’en konbini. Pour vous donner un exemple concret : une petite canette de café coûte généralement 100 yens dans une supérette, alors qu’ici, c’est le prix d’une grande bouteille de café ! Vraiment une aubaine. J’en ai d’ailleurs profité pour m’offrir un délicieux café latte. C’est une astuce à retenir pour faire des économies au Japon !

Après ce bon café et cette petite pause supermarché, nous sommes enfin arrivés au marché ! Et quel endroit incroyable, surtout si vous cherchez de la nourriture à déguster en marchant. C’est le paradis des gourmands, avec absolument de tout : du poisson frais, des fruits de mer à profusion, de la viande, et même des desserts de toutes sortes. C’est vraiment impressionnant, et à mon avis, bien mieux que la section poisson de Tsukiji (à Tokyo) pour la diversité et la facilité de dégustation sur place.

Il y a pas mal de monde, c’est vrai, mais la quantité et la variété de stands font qu’il n’est jamais vraiment difficile de trouver de quoi manger et de se frayer un chemin. L’ambiance est vivante et les odeurs sont alléchantes !

Petite particularité à noter au Japon concernant le coût des aliments : en général, les fruits sont les produits les plus chers, suivis par la viande, et enfin le poisson, qui est souvent plus abordable, surtout dans les villes côtières.

C’est vraiment bon mais très bourratif : j’ai mangé 6 boulettes de poulpe et 10 boulettes de poulet frit et j’étais plus que plein. Et c’est avec la peau du ventre bien tendu que nous descendons la rue de nuit pour profiter de l’ambiance d’Osaka avant de rentrer à l’hôtel.

J’ai également repéré trois aliments considérés comme des mets de luxe ici :

  1. Le Wagyu : Vous en avez sûrement déjà entendu parler, notamment avec la célèbre viande de Kobe. Mais le Wagyu, c’est un peu plus que ça ! L’appellation Wagyu désigne en fait la qualité et l’origine de la viande, provenant de seulement quatre races de vaches japonaises spécifiques, dont bien sûr, la vache de Kobe fait partie. La classification du Wagyu est très stricte et se fait sur une échelle notée par une lettre et un chiffre, en fonction de la marbrure (infiltration de gras), de la couleur et d’autres critères. Le niveau le plus élevé est le 5A, garantissant une qualité exceptionnelle.
  2. L’Oursin (Uni) : C’est un mets très prisé au Japon, apprécié pour sa saveur unique et sa texture crémeuse. On le retrouve souvent dans les sushis ou en sashimi.
  3. L’Anguille de Mer (Anago) : Bien que vous puissiez en trouver un peu partout au Japon, elle est souvent considérée comme un produit un peu cher. L’Anago est délicieuse grillée ou en tempura, offrant une saveur délicate et une texture fondante.

Et bien sûr, il y a un autre mets très prisé, plus accessible et souvent moins cher que les précédents en portion individuelle, mais dont la valeur d’un poisson entier peut s’élever à plusieurs millions de yens : je parle du thon rouge ! Au Japon, le thon n’a absolument rien à voir avec le thon que nous connaissons en France. C’est comme comparer une vache décrépite indienne et nos vaches françaises bien dodues ; la différence de qualité et de goût est juste incomparable. Vous le trouverez souvent en sushi ou sashimi, une expérience culinaire à ne pas manquer pour les amateurs de poisson !

Pour clore notre délicieux repas en beauté, nous avons craqué, Elliot et moi, pour un dessert typiquement japonais : un mochi ! Mais pas n’importe lequel : un mochi généreusement garni de pâte de haricot rouge sucrée (anko), avec en son cœur une fraise fraîche. C’est une combinaison classique et tellement savoureuse, parfaite pour terminer sur une note douce et fruitée après toutes ces découvertes salées.

Après ce bon repas qui nous a bien rassasié, nous sommes partis à la découverte de la rue la plus célèbre et animée d’Osaka : Dotonbori. C’est le quartier emblématique de la ville, connu pour ses lumières, ses enseignes géantes et son atmosphère électrique.

Nous avons pris quelques photos de jour pour immortaliser l’ambiance unique de cette rue, même avant que les néons ne s’illuminent. En continuant notre promenade dans cette artère commerçante, il est clair que si vous venez à Osaka, Dotonbori est l’endroit où tout trouver. Que ce soit des magasins de souvenirs pour ramener un petit bout du Japon chez vous, ou des boutiques de luxe pour les envies plus haut de gamme, vous avez un choix incroyable !

D’ailleurs, si vous cherchez le nec plus ultra du shopping, ne manquez pas le bâtiment Parco, qui est directement collé au grand magasin Daimaru. Ces deux immeubles sont reliés et forment un véritable paradis pour les acheteurs.

Le Daimaru est un bâtiment de 10 étages entièrement dédié aux magasins de luxe. Vous y trouverez absolument toutes les marques françaises et internationales les plus prestigieuses, avec une qualité irréprochable – attendez-vous à des prix en conséquence, mais l’expérience de shopping est incomparable.

Juste à côté, le Parco est un immense bâtiment de 14 étages qui regorge de boutiques de toutes sortes, allant de l’originalité à la diversité. Vous y découvrirez des espaces dédiés aux fans de culture pop, comme un Jump Shop pour les amateurs d’animés et de mangas, un Pokémon Store incontournable pour les collectionneurs, ou encore un Ghibli Store pour plonger dans l’univers magique des films d’animation japonais. Et cerise sur le gâteau, le Parco dispose même d’un « Top Garden » en hauteur, offrant une pause verdoyante au milieu de l’agitation urbaine.

Nous avons consacré plus de 3h à explorer les boutiques du Parco et ses environs. Au Daimaru, le 6ème étage est particulièrement intéressant. On y trouve une magnifique sélection de couteaux japonais, de superbes théières, ainsi que de somptueux kimonos en soie. Évidemment, tout coûte cher, mais c’est une section qui vaut vraiment le détour, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux.

Une fois notre tour de shopping terminé, nous avons mis le cap sur les spécialités culinaires d’Osaka. Notre mission : dénicher les célèbres boulettes de poulpe, les takoyaki, ainsi que les boulettes de poulet frit, souvent appelées karaage. La faim commençait à se faire sentir après toutes ces explorations !

Après cette journée riche en découvertes et en marche, nous sommes rentrés à l’hôtel à pied, une balade d’environ 20 minutes que nous avons passée à rigoler et à parler de toutes nos aventures du jour.

Une fois arrivés, j’ai profité d’un bon bain dans la baignoire japonaise (aller voir le jour 4 pour la photo). Pour chouchouter mes pieds après avoir fait 32 000 pas aujourd’hui, un petit masque hydratant était de rigueur !

Je vais maintenant aller dormir tôt cette fois, pour être en pleine forme et profiter au mieux de la journée de demain. Sur ce, bonne nuit et à demain pour de nouvelles aventures !

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